Ne faites surtout pas coach de transition !  ou le ‘paradoxe du coach de transition’

Le phénomène récurrent :

Un ami qui en avait assez de son précédent travail m’appelle et me dit : « c’est horrible ! j’ai été voir un coach de transition, on a bien travaillé : on a fait plein d’ateliers, mais je doute toujours. Je me demande si je vais pas faire coach, j’ai toujours su que j’étais fait pour travailler dans l’humain ».

Puis une autre amie me rappelle et me raconte la même chose. Puis des dizaines….

Le fond du problème : Le coaché victime de transfert :

Le paradoxe dans lequel se retrouve le coaché est qu’il travaille sur lui dans des ateliers, mais il doute tout autant après avoir fini l’accompagnement.

Il n’a pas eu ce qu’il cherchait, même si il a eu une expérience positive de l’accompagnement.

Par transfert psychologique, il pense donc que sa nouvelle voie consiste à faire ce qui lui fait plaisir. Pour cela, il répète l’expérience positive qu’il vient de vivre.

Au final, ses doutes restent les mêmes.

Pourquoi les doutes du coaché ne disparaissent-ils pas ?

La vérité est que le coach de transition n’a pas la compétence d’identifier ce pour quoi vous êtes fait.

Il ne fait aucun doute qu’il est passionné et généralement plein d’énergie positive.

Etonnant, un passionné incompétent ?

Le paradoxe du coach de transition :

La plupart des coachs de transition font ce métier parce qu’ils n’ont pas eux-mêmes trouvé leur voie. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le coach de transition est souvent toujours victime sans en avoir conscience du transfert que lui-même a subi en tant que coaché.

Le cas le plus classique est qu’après son burn-out / bore-our / brown-out, celui-ci cherche sa voie dans des ateliers de développement personnel. Il commence à retrouver le goût des choses et à avoir des expériences positives. Il croit alors que sa vocation est d’aider les autres à trouver leur voie. C’est pourquoi il s’oriente vers le coaching des gens en transition de carrière.

Le comble du coach de transition :

C’est qu’il n’arrive pas à vivre de son travail ! 

Malheureusement le monde ne l’attend pas. Sur le marché du coaching, la concurrence des indépendants est rude, les emplois rares et mal payés. Pour cause, une grosse partie des reconversions nourrissent des « vocations-transfert » de coach. Il y a beaucoup plus de coach formés que de demande de coaching. Les amis et la famille s’attristent de voir qu’il n’arrive pas à s’en sortir.

Lui ne le voit pas car il croit être dans l’exercice de sa vocation. Ce qu’il loupe ? C’est qu’il y a une différence entre ce qui nous passionne et ce en quoi nous sommes doués.

En somme, être passionné ne suffit pas à être doué.

Pourquoi le « coach de transition » n’est il presque jamais compétent pour accompagner la transition ?

Les personnes capables de bien vous orienter sont en vérité très rares. Voici quelques unes des raisons de leur incompétence :

  • Le coaching est une technique de facilitation et non une technique de diagnostic du talent. Ainsi, les coachs de transition de carrière n’ont pas la formation nécessaire à l’orientation. Ils ne sont pas formés au diagnostic psychologique ou psychométrique et rarement formés à la psychologie positive. Les coachs sont formés pour vous faciliter dans la réalisations de vos objectifs. S’ils se limitent à cela, ils le font généralement très bien. La vérité est que bien souvent ils cherchent à vous accompagner dans votre transition professionnelle car c’est plus valorisant pour eux que de vous accompagner sur un objectif de vie, plus trivial.
  • L’identification du talent est connue seulement de rares spécialistes et chercheurs. Il n’existe aucune formation qui forme véritablement sur le talent. De plus, les ouvrages à la fois accessibles et pertinents sur la psychologie du talent sont inexistants.
  • Le déficit de culture d’excellence dans la filière de l’accompagnement humain. La psychologie à l’université n’est pas une filière d’excellence. Il n’y a ni cursus post-prépa (comme les grands écoles), ni numerus clausus (comme en médecine ou agrégations). Quand aux certifications de coaching, il suffit de payer pour obtenir une, l’examen s’il a lieu est factice. Ceci alors que les accompagnants coachs et psychologues travaillent sur l’intégrité psychique des individus. Le secteur de l’éducation est atteinte du même fléau.

Le recadrage – Prenez conscience :

  • du fait que si vous doutez, c’est que vous avez une bonne raison de douter,
  • du fait que si vous pensez devenir coach, c’est que vous n’avez pas compris quelle est votre vocation car aujourd’hui tout le monde est coach,
  • qu’avoir trouvé sa voie, c’est pouvoir répondre à ces 3 questions:
    • Qu’est-ce que je sais faire d’unique ?
    • Qu’est-ce j’adore faire ?
    • Quel est mon plan réaliste pour gagner ma vie ?

Comment savoir ce que je fais d’unique dans le plaisir ?

Vous l’aurez deviné,

  • Si vous savez faire quelque chose d’unique mais sans plaisir, c’est que vous n’avez pas trouvé votre voie,
  • Si vous adorez faire quelque chose mais d’autres savent le faire, alors vous n’avez pas trouvé non plus.

Pour savoir ce que vous faites d’unique dans le plaisir, il vous faut faire l’enquête des moments de votre vie où vous avez réussi dans le plaisir. Et trouver ce qu’il y a d’unique à votre façon de réussir dans le plaisir. Il vous faut isoler ce qui a de la valeur pour les autres dans votre façon d’agir dans le plaisir.

Comment faire cette enquête ? C’est facile ?

Non ! mais je vous pose une question, y a t il une chose facile qui vaille vraiment le coup dans la vie ?

Je vous répondrais que le jeu en vaut la chandelle ! Trouver son talent unique permet de réussir dans le plaisir, dans un métier qui a du sens pour nous un luxe que nous sommes nombreux à vouloir nous offrir.

Gare ! Voici les difficultés que vous rencontrerez pour faire l’enquête de votre talent :

  • Il vous faut être très objectif sur cette enquête de vous-mêmes or vous êtes la personne la moins bien placée l’être.
  • Il vous faut ‘mettre en mot’ précisément la valeur de ce que vous faites. Or cette valeur correspond à la valeur perçue par les autres et non par vous-mêmes. En bref : ce que vous faites de plus extraordinaire pour les autres vous paraîtra forcément banal à vous
  • Il vous faut être suffisamment certain de votre excellence pour ne pas en douter. Tant que ne comprendrez pas pourquoi votre excellence est celle-ci, vous douterez. Cela vous empêchera de passer à l’action et de construire votre vie professionnelle.

Voici pourquoi il est très improbable de trouver son excellence / talent par soi-même.

Pour gagner du temps dans la découverte de votre excellence professionnelle et réussir dans le plaisir, inscrivez vous au prochain atelier pour trouver votre excellence professionnelle en cliquant ICI.

Partager l'article :