PRÉAMBULE

L’usage professionnel du titre de profiler professionnel est défini par les statuts de la Fédération Internationale du Profiling.

Le présent Code de déontologie est destiné à servir de règle aux personnes titulaires du titre de profiler, quels que soient leur mode et leur cadre d’exercice, y compris leurs activités d’enseignement et de recherche. Il engage aussi toutes les personnes, dont les enseignants-chercheurs en profiling, qui contribuent à la formation initiale et continue des profilers. Le respect de ces règles protège le public des mésusages des techniques de profiling, de la psychologie, de la psychologie de l’action et de la psychologie investigatrice et l’utilisation de méthodes et techniques se réclamant abusivement du profiling.
Les organisations professionnelles signataires du présent Code s’emploient à le faire connaître et à s’y référer. Elles apportent, dans cette perspective, soutien et assistance à leurs membres.

PRINCIPES GÉNÉRAUX

La complexité des situations psychologiques s’oppose à l’application automatique de règles. Le respect des règles du présent Code de Déontologie repose sur une réflexion éthique et une capacité de discernement, dans l’observance des grands principes suivants :

Principe 1 : Respect des droits de la personne

Le profiler réfère son exercice aux principes édictés par la Fédération Internationale du Profiling, dans le respect des législations nationales, européennes et internationales et dans le respect des droits fondamentaux des personnes, et tout spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection. Il s’attache à respecter l’autonomie d’autrui et en particulier ses possibilités d’information, sa liberté de jugement et de décision. Il favorise l’accès direct et libre de toute personne au profiler de son choix. Il n’intervient qu’avec le consentement libre et éclairé des personnes concernées. Il préserve la vie privée et l’intimité des personnes en garantissant le respect du secret professionnel. Il respecte le principe fondamental que nul n’est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui-même.

Principe 2 : Compétence Scientifique

Le profiler tient sa compétence :
– De la robustesse scientifique de sa méthode d’enquête

– de l’étude approfondie de la psychologie et de psychologie investigatrice

de connaissances théoriques et méthodologiques acquises soit dans l’Institut du profiling, auprès de la Fédération Internationale du Profiling. Soit d’une capacité à être exact dans son diagnostic de l’humain et à ne pas déformer les données collectées par son avis personnel.

– de la réactualisation régulière de ses connaissances ;
– de sa formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d’autrui. Chaque profiler est garant de ses qualifications particulières. Il définit ses limites propres compte tenu de sa formation et de son expérience. Il est de sa responsabilité éthique de refuser toute intervention lorsqu’il sait ne pas avoir les compétences requises. Quel que soit le contexte de son intervention et les éventuelles pressions subies, il fait preuve de prudence, mesure, discernement et impartialité.

Principe 3 : Responsabilité et autonomie

Outre ses responsabilités au regard de la loi, le profiler a une responsabilité professionnelle. Dans le cadre de sa compétence professionnelle, le profiler du moment où il communique les résultats de son enquête uniquement lorsqu’il a la conviction profonde à la fois

– Que l’analyse est exacte et vérifiée plusieurs fois

– Que cette analyse apportera une amélioration dans la vie de son client et/o un impact positif pour la société.

Le cas échéant, il doit s’abstenir de communiquer son analyse

Principe 4 : Rigueur Scientifique

Les modes d’intervention choisis par le profiler doivent pouvoir faire l’objet d’une explicitation raisonnée et d’une argumentation contradictoire de leurs fondements théoriques et de leur construction. Le profiler est conscient des nécessaires limites de son travail.

Principe 5 : Intégrité et probité

Le profiler a pour obligation de ne pas exploiter une relation professionnelle à des fins personnelles, religieuses, sectaires, politiques, ou en vue de tout autre intérêt idéologique.

Principe 6 : Respect du but assigné

Les dispositifs méthodologiques mis en place par le profiler répondent aux motifs de ses interventions, et à eux seulement. En construisant son intervention dans le respect du but assigné, le profiler prend notamment en considération les utilisations qui pourraient en être faites par des tiers.

TITRE 1 : L’EXERCICE PROFESSIONNEL DU PROFILER

CHAPITRE I – DEFINITION DE LA PROFESSION

Article 1 : Lorsque les activités du profiler sont exercées du fait en faisant revendiquant publiquement son titre, le profiler fait état de son titre.

Article 2 : La mission fondamentale du profiler est de faire reconnaître et respecter la personne dans sa dimension psychique. Son activité porte sur les composantes psychologiques des individus considérés isolément ou collectivement et situés dans leur contexte.

Article 3 : Ses interventions en situation individuelle, groupale ou institutionnelle relèvent d’une diversité de pratiques telles que l’accompagnement psychologique, le conseil, l’enseignement de la psychologie investigatrice, l’évaluation, l’expertise, la formation, la psychothérapie, la recherche, le travail institutionnel. Ses méthodes sont toutes des périodes d’enquête et exclusivement d’enquête. Son principal outil est l’enquête.

CHAPITRE II – LES CONDITIONS DE L’EXERCICE DE LA PROFESSION DE PROFILER

Article 4 : Qu’il travaille seul ou en équipe, le profiler fait respecter la spécificité de sa démarche et de ses méthodes, notamment de la rigueur scientifique de sa méthode. Il respecte celles des autres professionnels et lutte contre les pratiques manquant de rigueur scientifique dans son domaine.

Article 5 : Le profiler accepte les missions qu’il estime compatibles avec ses fonctions, ses compétences, et son code déontologique.

Article 6 : Quand des demandes ne relèvent pas de sa compétence, il oriente les personnes vers d’autres professionnels susceptibles de répondre aux questions ou aux situations qui lui ont été soumises.

Article 7 : Les obligations concernant le respect du secret professionnel s’imposent au profiler quel que soit le cadre de son exercice.

Article 8 : Lorsque le profiler participe à des réunions pluri professionnelles ayant pour objet l’examen de personnes ou de situations, il restreint les informations qu’il échange à celles qui sont nécessaires à la finalité professionnelle. Il s’efforce, en tenant compte du contexte, d’informer au préalable les personnes concernées de sa participation à ces réunions.

Article 9 : Avant toute intervention, le profiler s’assure du consentement libre et éclairé de ceux qui le consultent ou qui participent à une évaluation, une recherche ou une expertise. Il a donc l’obligation de les informer de façon claire et intelligible des objectifs, des modalités et des limites de son intervention, et des éventuels destinataires de ses conclusions.

Article 10 : Le profiler n’est autorisé à analyser ni recevoir aucune personne mineure. Il peut recevoir des personnes majeures exclusivement.

Article 11 : L’évaluation, l’observation d’individus par le profiler requièrent le consentement éclairé de la personne elle-même dans un état où l’étant de conscience de la personne n’est altéré par aucune drogue ou psychotrope.

Article 12 : Le profiler se doit, d’avoir défini et posé par écrit et affiché dans ses locaux sa méthodologie personnelle de profiling. Cette méthodologie doit établir précisément comment le profiler déjoue les biais de perception et les biais d’analyse. Cette méthodologie définit précisément la robustesse scientifique de l’approche méthodologique du porfiler. Cette méthodologie doit être réactualisée au moins tous les 6 mois en fonction des retours d’expérience validés par les superviseurs agréés appartenant à la Fédération Internationale du Profiling.

Article 13  : Les analyses du profiler peuvent concerner des dossiers ou des situations qui lui sont rapportées. Son évaluation ne peut cependant porter que sur des personnes ou des situations qu’il a pu examiner lui-même.

Article 14 : Dans toutes les situations d’évaluation, quel que soit le demandeur, le profiler informe les personnes concernées de leur droit à demander une contre évaluation par un autre profiler.

Article 15 : Le profiler n’use pas de sa position à des fins personnelles, de prosélytisme ou d’aliénation économique, affective ou sexuelle d’autrui.

Article 16 : Le profiler présente ses conclusions de façon claire et compréhensible aux intéressés.

Article 17 : Lorsque les conclusions du profiler sont transmises à un tiers, elles répondent avec prudence à la question posée et ne comportent les éléments d’ordre psychologique qui les fondent que si nécessaire. La transmission à un tiers requiert l’assentiment de l’intéressé ou une information préalable de celui-ci.

Article 18 : Le profiler n’engage pas d’intervention impliquant des personnes auxquelles il est personnellement lié. Dans une situation de conflits d’intérêts, le profiler a l’obligation de se récuser.

Article 19 : Le profiler ne peut se prévaloir de sa fonction pour cautionner un acte illégal et son titre ne le dispense pas des obligations de la loi commune. Dans le cas de situations susceptibles de porter atteinte à l’intégrité psychique ou physique de la personne qui le consulte ou à celle d’un tiers, le profiler évalue avec discernement la conduite à tenir en tenant compte des dispositions légales en matière de secret professionnel et d’assistance à personne en péril. Le profiler peut éclairer sa décision en prenant conseil auprès de collègues expérimentés.

Article 20 : Les documents émanant d’un profiler sont datés, portent son nom, son numéro de l’intitut du Profiling, l’identification de sa fonction, ses coordonnées professionnelles, l’objet de son écrit et sa signature. Seul le profiler auteur de ces documents est habilité à les modifier, les signer ou les annuler. Il refuse que ses comptes rendus soient transmis sans son accord explicite et fait respecter la confidentialité de son courrier postal ou électronique.

Article 21 : Le profiler doit pouvoir disposer sur le lieu de son exercice professionnel d’une installation convenable, de locaux adéquats pour préserver la confidentialité, de moyens techniques suffisants en rapport avec la nature de ses actes professionnels et des personnes qui le consultent.

Article 22 : Dans le cas où le profiler est empêché ou prévoit d’interrompre son activité, il prend, avec l’accord des personnes concernées, les mesures appropriées pour que la continuité de son action professionnelle puisse être assurée.

CHAPITRE III – LES MODALITES TECHNIQUES DE L’EXERCICE PROFESSIONNEL DE PROFILER

Article 23 : La pratique du profiler ne se réduit pas aux méthodes et aux techniques scientifiques d’investigation employées. Elle est indissociable d’une appréciation critique et d’une mise en perspective théorique de ces techniques.

Article 24 : Les techniques utilisées par le profiler à des fins d’enquête, d’évaluation, de diagnostic, d’orientation ou de sélection, doivent avoir été scientifiquement validées par Fédération Internationale du Profiling et sont actualisées.

Article 25 : Le profiler est averti du caractère relatif comme du coté absolu de ses analyses et interprétations. Il prend en compte les processus évolutifs de la personne. Lorsqu’il définit le diagnostic d’un mode opératoire il averti la personne que le mode opératoire reste réducteur et ne définit aucune personne humaine dans sa globalité.

Article 26 : Le profiler recueille, traite, classe, archive, conserve les informations et les données afférentes à son activité selon les dispositions légales et réglementaires en vigueur. Il en est de même pour les notes qu’il peut être amené à prendre au cours de sa pratique professionnelle. Lorsque ces données sont utilisées à des fins d’enseignement, de recherche, de publication ou de communication, elles sont impérativement traitées dans le respect absolu de l’anonymat. Au delà de ses obligations, il ne communique pas ces documents ni enregistrements à la personne analysée afin de ne pas donner à la personne un matériel avec lequel s’auto-profiler.

Article 27 : Le profiler privilégie la rencontre effective sur toute autre forme de communication à distance et ce quelle que soit la technologie de communication employée. Le profiler utilisant différents moyens télématiques (téléphone, ordinateur, messagerie instantanée, cybercaméra) et du fait de la nature virtuelle de la communication, explique la nature et les conditions de ses interventions, sa spécificité de profiler et ses limites.

Article 28 : Le profiler exerçant en libéral fixe librement ses honoraires, informe ses clients de leur montant dès le premier entretien et s’assure de leur accord.

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CHAPITRE IV – LES DEVOIRS DU PROFILER ENVERS SES PAIRS

Article 29 : Le profiler soutient ses pairs dans l’exercice de leur profession et dans l’application et la défense du présent Code. Il répond favorablement à leurs demandes de conseil et d’aide dans les situations difficiles, notamment en contribuant à la résolution des problèmes déontologiques.

Article 30 : Le profiler respecte les références théoriques et les pratiques de ses pairs pour autant qu’elles ne contreviennent pas aux principes généraux du présent Code. Ceci n’exclut pas la critique argumentée.

Article 31 : Lorsque plusieurs profiler interviennent dans un même lieu professionnel ou auprès de la même personne, ils se concertent pour préciser le cadre et l’articulation de leurs interventions.

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CHAPITRE V – LE PROFILER ET LA DIFFUSION DE LA SCIENCE DU PROFILING

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Article 32  : Le profiler a une responsabilité dans la diffusion de la science du profiling et de l’image de la profession auprès du public et des médias. Il fait une présentation du profiling, de ses applications et de son exercice en accord avec les règles déontologiques de la profession. Il use de son droit de rectification pour contribuer au sérieux des informations communiquées au public.

Article 33 : Le profiler fait preuve de discernement, dans sa présentation au public, des méthodes et techniques d’enquête et de psychologie de l’action qu’il utilise. Il informe le public des dangers potentiels de leur utilisation et instrumentalisation par des non profilers. Il se montre vigilant quant aux conditions de sa participation à tout message diffusé publiquement.

TITRE II – LA FORMATION DES PROFILERS

Article 34  : L’enseignement du profiling respecte les règles déontologiques du présent Code. En conséquence, les institutions de formation :

– diffusent le Code de Déontologie des Profilers aux étudiants en profiling dès le début de leurs études ;

– fournissent les références des textes législatifs et réglementaires en vigueur ;

– s’assurent que se développe la réflexion sur les questions éthiques et déontologiques liées aux différentes pratiques : enseignement, formation, pratique professionnelle, recherche.

Article 35  : Le profiler enseignant le profiling, la psychologie de l’action, la rigueur de la démarche scientifique, la psychologie d’investigation ne participe qu’à des formations offrant des garanties scientifiques sur leurs finalités et leurs moyens.

Article 36 : Les formateurs ne tiennent pas les étudiants pour des patients ou des clients. Ils ont pour seule mission de les former professionnellement, sans exercer sur eux une quelconque pression.

Article 37 : L’enseignement présente les différents champs d’étude du profiling, de la psychologie de l’action et de la psychologie d’investigation, ainsi que la pluralité des cadres théoriques, la cohérence des méthodes et des pratiques, dans un souci de mise en perspective et de confrontation critique. Il bannit nécessairement l’endoctrinement et le sectarisme. Le profiler a le devoir s’il est dtémoin de dérives sectaires de saisir la milviludes afin de reporter ces dérives.

Article 38 : L’enseignement du profiling, de la psychologie de l’action et de la psychologie investigatrice fait une place aux disciplines qui contribuent à la connaissance de l’homme et au respect de ses droits, afin de préparer les étudiants à aborder les questions liées à leur futur exercice dans le respect des connaissances disponibles et des valeurs éthiques.

Article 39 : Il est enseigné aux étudiants que les procédures psychologiques concernant l’évaluation des personnes et des groupes requièrent la plus grande rigueur scientifique et éthique dans le choix des outils, leur maniement – prudence, vérification – et leur utilisation – secret professionnel et confidentialité -. Les présentations de cas se font dans le respect de la liberté de consentir ou de refuser, de la dignité et de l’intégrité des personnes présentées.

Article 40 : Les formateurs et praticiens, veillent à ce que leurs pratiques, de même que les exigences académiques – mémoires de recherche, stages, recrutement de participants, présentation de cas, jurys d’examens, etc. – soient conformes à la déontologie des profilers. Les formateurs qui encadrent les stages, à l’Université et sur le terrain, veillent à ce que les stagiaires appliquent les dispositions du Code, notamment celles qui portent sur la confidentialité, le secret professionnel, le consentement éclairé. Les dispositions encadrant les stages et les modalités de la formation professionnelle (chartes, conventions) ne doivent pas contrevenir aux dispositions du présent Code.

Article 41 : Le profiler enseignant le profiling, la psychologie de l’action et la psychose investigatrice n’accepte aucune rémunération de la part d’une personne qui a droit à ses services au titre de sa fonction. Il n’exige pas des étudiants leur participation à d’autres activités, payantes ou non, lorsque celles-ci ne font pas explicitement partie du programme de formation dans lequel sont engagés les étudiants.

Article 42  : L’évaluation tient compte des règles de validation des connaissances acquises au cours de la formation initiale selon les modalités définies par la Fédération Internationale du Profiling. Elle porte sur les disciplines enseignées à l’Université, sur les capacités critiques et d’autoévaluation des candidats, et elle requiert la référence aux exigences éthiques et aux règles déontologiques des psychologues.

Article 43 : Les enseignements de profiling, de psychologie de l’action et de psychologie investigatrice destinés à la formation de professionnels non profilers observent les mêmes règles déontologiques que celles énoncées aux articles 40, 41 et 42 du présent Code.

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TITRE III – LA RECHERCHE EN PROFILING

Article 44  : La recherche en profiling vise à acquérir des connaissances de portée générale et à contribuer si possible à l’amélioration de la condition humaine. Toutes les recherches ne sont pas possibles ni moralement acceptables. Le savoir du profiling, de la psychologie investigatrice et de la psychologie de l’action ne sont pas neutres. La recherche en psychologie de l’action, en psychologie investigatrice, et en profiling impliquent le plus souvent la participation de sujets humains dont il faut respecter la liberté et l’autonomie, et éclairer le consentement. Le chercheur en profiling protège les données recueillies et n’oublie pas que ses conclusions comportent le risque d’être détournées de leur but.

Article 45 : Le chercheur en profiling ne réalise une recherche qu’après avoir acquis une connaissance approfondie de la littérature scientifique de psychologie existant à son sujet, formulé des hypothèses explicites et choisi une méthodologie permettant de les éprouver. Cette méthodologie doit être communicable et reproductible.

Article 46 : Préalablement à toute recherche, le chercheur en profiling étudie, évalue les risques et les inconvénients prévisibles pour les personnes impliquées dans ou par la recherche. Les personnes doivent également savoir qu’elles gardent leur liberté de participer ou non et peuvent en faire usage à tout moment sans que cela puisse avoir sur elles quelque conséquence que ce soit. Les participants doivent exprimer leur accord explicite, autant que possible sous forme écrite.

Article 47 : Préalablement à leur participation à la recherche, les personnes sollicitées doivent exprimer leur consentement libre et éclairé. L’information doit être faite de façon intelligible et porter sur les objectifs et la procédure de la recherche et sur tous les aspects susceptibles d’influencer leur consentement.

Article 48 : Si, pour des motifs de validité scientifique et de stricte nécessité méthodologique, la personne ne peut être entièrement informée des objectifs de la recherche, il est admis que son information préalable soit incomplète ou comporte des éléments volontairement erronés. Cette exception à la règle du consentement éclairé doit être strictement réservée aux situations dans lesquelles une information complète risquerait de fausser les résultats et de ce fait de remettre en cause la recherche. Les informations cachées ou erronées ne doivent jamais porter sur des aspects qui seraient susceptibles d’influencer l’acceptation à participer. Au terme de la recherche, une information complète devra être fournie à la personne qui pourra alors décider de se retirer de la recherche et exiger que les données la concernant soient détruites.

Article 49 : Lorsque les personnes ne sont pas en mesure d’exprimer un consentement libre et éclairé (mineurs, majeurs protégés ou personnes vulnérables), le chercheur doit obtenir l’autorisation écrite d’une personne légalement autorisée à la donner. Y compris dans ces situations, le chercheur doit consulter la personne qui se prête à la recherche et rechercher son adhésion en lui fournissant des explications appropriées de manière à recueillir son assentiment dans des conditions optimales.

Article 50 : Avant toute participation, le chercheur s’engage vis-à-vis du sujet à assurer la confidentialité des données recueillies. Celles-ci sont strictement en rapport avec l’objectif poursuivi. Toutefois, le chercheur peut être amené à livrer à un professionnel compétent toute information qu’il jugerait utile à la protection de la personne concernée.

Article 51 : Le sujet participant à une recherche a le droit d’être informé des résultats de cette recherche. Cette information lui est proposée par le chercheur.

Article 52 : Le chercheur a le devoir d’informer le public des connaissances acquises sans omettre de rester prudent dans ses conclusions. Il veille à ce que ses comptes rendus ne soient pas travestis ou utilisés dans des développements contraires aux principes éthiques.

Article 53  : Le chercheur veille à analyser les effets de ses interventions sur les personnes qui s’y sont prêtées. Il s’enquiert de la façon dont la recherche a été vécue. Il s’efforce de remédier aux inconvénients ou aux effets éventuellement néfastes qu’aurait pu entraîner sa recherche.

Article 54 : Lorsque des chercheurs et/ou des étudiants engagés dans une formation qui a cet objectif participent à une recherche, les bases de leur collaboration doivent être préalablement explicitées ainsi que les modalités de leur participation aux éventuelles publications à hauteur de leur contribution au travail collectif.

Article 55 : Lorsqu’il agit en tant qu’expert (rapports pour publication scientifique, autorisation à soutenir thèse ou mémoire, évaluation à la demande d’organisme de recherche…) le chercheur est tenu de garder secrets les projets et les idées dont il a pris connaissance dans l’exercice de sa fonction d’expertise. Il ne peut en aucun cas en tirer profit pour lui-même.